Montréal, une ville à deux visages

J’annonçais dans mon dernier billet sur Montréal que la ville ne m’avait pas séduite.

Je ne saurais dire exactement pourquoi. Je pense qu’on a le feeling tout simplement ou pas, comme avec les gens. Comment expliquer que je ne l’ai pas avec Londres mais que je l’ai avec New York ?

Pourtant ça commençait bien !

Quand nous avons atterris dimanche après 7H de vol « finger in the nose » et que nous avons pris le bus 747 pour le centre ville, je me suis dis qu’il était bon de retrouver l’Amérique du Nord. Nous sommes tellement influencés que c’est presque être dans un film au final: nous avons pris ces larges routes avec ses multiples ponts grisâtres bien visibles, ces gros blocs bétonnés tellement énormes que c’en est un miracle pour l’inculte en construction que je suis! En 30 minutes (quelle bonne idée d’atterrir un dimanche) nous sommes en bas de notre chez nous montréalais. Sur le chemin, je retrouve une architecture identique à celle de New-York: des bâtiments carrés aux toits plats avec leurs escaliers de secours à l’extérieur: j’adore! En plus, nous avons un rayon de soleil… De quoi envoyer bouler le décalage horaire!

Nous avons profité du dimanche pour nous balader vers le quartier historique et le vieux port. Quelle animation ! De la musique, des spectacles en pleine rue… Tout le monde est en terrasse. Cette sensation de ville qui vit nous le retrouverons quand nous traverserons le quartier d’affaires mais nulle part ailleurs. J’aime quand on sent que ça bouge partout, j’aime être surprise quand au coin de la rue on découvre une place animée (typique de Rome, à chaque coin de rue ou presque une jolie fontaine avec des cafés). Mais Montréal est une ville trop étendue sans doute avec parfois des terrains vagues en plein milieu d’une rue commerçantes (5 fois Paris). Pour moi, c’est une ville à deux vitesses : dynamique vs endormie.

Le palais des congrès

C’est une ville avec une architecture décousue : le moderne côtoie l’ancien, de petites maisons victoriennes (là je suis fan) face aux grands buildings (qui ont été construits récemment finalement puisque ce n’est qu’en 1960 qu’ils font leur apparition) et finalement au milieu de cela, beaucoup d’immeubles massifs, gris, qui ont poussé comme des champignons au milieu d’une prairie ! Par contre, le vrai point positif est le nombre impressionnant de parcs qu’offre la ville ! C’est une ville construite en damier aux grandes artères à 4 voies parfois mais assez piétonne et verte, j’ai trouvé qu’on y respirait bien. Cette architecture est représentative de son histoire : un passé français, une révolution industrielle, une influence britannique puis américaine ! Une architecture qui permet également de sortir quand la neige est présente : de grands centres commerciaux en pleine ville qui offre tous les services utiles avec de grandes verrières. Ici, ce sont des villes dans des immeubles !

Un centre commercial en pleine ville

Le point positif résultant de cette histoire est le bilinguisme de la population : la majorité passe en effet du Français à l’Anglais en un claquement de langue ! 54% de la population parle Français mais moi, je n’ai entendu parler que la langue de Shakespeare ! Et oublie les sous-titres quand tu regardes une de leurs chaines télévisées en anglais. Je trouve cela vraiment génial, ce serait même mon rêve d’être dans un univers bilingue.

Montréal c’est la mecque du shopping. J’ai même trouvé qu’elle dépassait largement New-York ou même Paris. Résultat : c’est plus l’overdose qui prime.

Je finirais par ce qui m’a le plus marquée : le nombre de sportifs. Je n’ai jamais croisé autant de sportifs! D’ailleurs, je n’ai jamais croisé autant de boutiques de sport (ça va avec). Ici le sport est un véritable art de vivre aussi bien pour être bien dans son corps et dans sa tête. Bien sûr ski, patins à glace et hockey sont les références mais aussi le footing et le vélo. Il y a également beaucoup de piscines intérieures et des salles de sport.

J’ai oublié de parler des écureuils qui sont un des visages de Montréal, impossible de ne pas en croiser ! A quoi reconnaître un touriste ? Il les photographie car crois-moi pour les montréalais, c’est comme des pigeons pour les parisiens !

ecureuil-montreal
Tu l’appelles et il vient!

PS: Nous sommes sur la ville de Québec depuis deux jours et celle fois-ci, le charme de la ville agit 🙂

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Lynda dit :

    C’est drôle, je suis du même avis que toi pour Londres et New York ! Montréal n’est pas ma favorite mais je l’aime bien quand même… mais si tu es à Québec, là je dis OUI ! 😉

  2. pomdepin dit :

    C’est marrant, j’ai accroché de suite sur Londres, même si en bonne provinciale je n’arrête pas de râler sur ses londoniens qui refuse de passer la M4, l’autoroute autour de Londres. Comme tu dis, c’est un feeling, comme quand on rencontre quelqu’un.

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