Papi, mamie: leur trouver la bonne place

On entend beaucoup de choses sur la parentalité: ça nous change, ça change le couple… Bien évidement, notre rapport à nos propres parents se modifie un peu ou plus qu’un peu: on se rend compte de la justesse de certains remarques, de ce que certains de nos désirs d’enfants impliquaient (ou leur envie de nous faire plaisir)… Mais on parle rarement des grands-parents vis à vis de leurs petits enfants. Pour eux aussi, c’est une nouvelle partition à jouer.

Quand nous habitions sur l’île de la Réunion, nous étions loin de notre famille et nous n’imaginions pas laisser notre fille à nos amis. J’avais le sentiment d’imposer ma fille (bien qu’il aurait été possible d’échanger le week-end suivant). Depuis notre retour sur Paris, le sentiment n’est plus du tout le même avec la grand-mère paternelle qui habite à 15 minutes de voiture. Il suffit de prévoir un minimum, de vérifier qu’elle est dispo pour qu’on amène notre fille avec son sac… « Elle a forcément envie c’est sa petite fille ». Il faut dire qu’on est loin d’abuser sur le nombre de fois dans le mois et sur la durée du baby-sitting. Vous connaissez le proverbe: pour aller loin, mieux vaut ménager sa monture! Je ne suis quand même pas au point de l’appeler moi-même pour lui demander!! Parfois ce n’est pas un choix de laisser ses enfants aux grands-parents. Le rythme du travail avec le temps de transport, le peu de congés payés vs les vacances scolaires… C’est une réalité: les grands-parents sont de plus en plus sollicités.

Selon l’Observatoire des vacances et des loisirs des enfants et des jeunes (OVLEJ), 22% des moins de 13 ans passent des vacances chez leurs grands-parents (après, les enfants vont plutôt chez des copains).

Pas évident: en tant que parent, on n’a pas envie d’imposer nos enfants en se disant que « nos parents ont assez donné » parfois ils n’ont pas la santé en plus! Mais encore une fois: on fait comment? La nounou dès la sortie de l’école nécessite un budget! Alors on demande aux grands-parents qui eux-même ont du mal à refuser (quand on a la chance de les avoir à côté).

grands-parents-petits-enfants-monopoly

Des situations pas faciles pour personne

Les grands-parents ont envie de profiter. L’éducation, cette galère, c’est derrière! Mais quand ils doivent gérer sur une semaine, il y a forcément des moments de tension à gérer et là, les parents ne peuvent même pas aider car chaque relation est différente. Je le constate: ma fille ne gère pas de la même façon entre super-papa-chéri et moi alors avec les mamies, elle va encore tester… C’est une des grandes injustices de l’éducation: à la maison, ton môme se tient à carreaux et il y a tout à refaire dès qu’il sort du contexte. « Mais tu ne lui apprends pas la politesse? » – « Heu, si mais parfois elle se gagne aussi! »

C’est là que peuvent survenir les tensions avec la belle-mère. Ha, cette FA-MEU-SE belle-mère qui fait couler autant d’encre. Déjà, elle t’a regardé bizarrement quand tu lui fus présentée et en plus, elle va avoir peut-être plus de matière pour critiquer sa belle-fille à travers son éducation, sa façon d’habiller ses enfants, de les nourrir, du rapport à la TV… Au passage, moi, j’ai pas de souci!

On sait que c’est sport les gosses. Un à gérer ça pourrait aller mais s’il y en a plusieurs? Et pas que les tiens mais ceux des frères et sœurs? Qui donne ses enfants quand et quelle période de repos pour les grands-parents? Ma retraite je la guette déjà en m’imaginant sans plus aucune contrainte: voyage, sport… Je n’ai pas en tête le baby-sitting du tout! Les grands-parents sont de plus en plus jeunes dans leur tête et ont envie aussi de profiter.

51% des grands-parents disent avoir déjà gardé leur petit-enfant au cours des 12 derniers mois et 7% fournissent une garde quotidienne.

Je me rappelle que mes grands-parents n’habitaient pas à côté alors on y allait pour des week-end ou semaines entières. C’était un événement où tout le monde était super méga content parce que c’était rare (un peu comme le père Noël!). Ce format ne permettait pas à mes parents d’avoir des moments pour eux. Ma mamie était une vraie « mamie gateau » avec des rituels culinaires qu’elle tient encore! Je regrette parfois de ne pas avoir eu ma mamie à côté pour nouer une relation plus intime…

Quand je laisse ma fille, mon objectif premier est d’avoir du temps à deux et bien entendu voir ma fille s’épanouir et construire cette relation avec mamie est vraiment chouette. C’est là ma plus grande problématique: le temps. D’ailleurs, avant de penser à un second enfant, je ne pense pas à l’aspect financier mais au temps. Pour pallier à la course imposée par le travail et l’envie d’en profiter pleinement, j’ai pris un congé parental mais j’ai pu m’arrêter deux ans parce que c’était ma première mais ça m’a coûté financièrement. Impossible de reproduire ce cas de figure une seconde fois! Les grands-parents sont-ils devenus notre recours en or?

Saviez-vous qu’une nouvelle expression est née! « Chicouf » : « chic » quand les petits-enfants arrivent, « ouf » quand ils repartent.

Et chez toi, c’est plutôt grands-parents au quotidien ou grands-parents pour les vacances?

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6 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Linda dit :

    ici c’est vite vu, pas de grand parents! ma maman est malade, donc quand on la voit c’est tous ensemble, elle est inapte à les garder. Il y a mon père, mais comme il s’occupe de ma maman, je ne veux surtout rien lui imposer en plus.
    J’aimerais pourtant qu’ils puissent en profiter mais impossible, alors on se dit qu’un jour ils seront grands et nous profiterons à nouveau à deux!

  2. matinbonheur dit :

    Mes parents sont à 800km. Quand on se voit ils profitent à fond avec les enfants et leur relation est extraordinaire.
    Le rôle des grands-parents est complètement différent, les parents éduquent, eux bichonnent. S’ils transmettent des règles, c’est souvent + facile, le rapport d’autorité n’est pas du tout le même.
    Je regrette que mes beaux-parents (qui sont à proximité) ne soient pas + impliqués mais comme tu dis c’est délicat quand on ne veut pas imposer.

  3. malise dit :

    Ah ah oui, je connaissais cette expression, c’est ma Belle-Mère qui m’en a parlé! 😉 Pas facile, oui, de demander sans avoir l’impression d’imposer. C’est d’autant plus difficile pour moi que je n’ai plus ma Maman pour faire le contre-poids. Avec ma Belle-Mère, les choses sont claires : sa retraite et son temps libre avant tout, et c’est très bien comme ça. Elle est contente d’avoir des petits-enfants, elle adore être avec eux, mais elle est encore jeune et veut profiter …

  4. pomdepin dit :

    On n’est parti avant d’avoir des enfants, mais je dirais qu’il vaut mieux partir si on n’est pas heureux.

  5. pomdepin dit :

    Comme tu dis, pas facile. Et en étant à l’étranger, ça complique encore les choses. Petits, les enfants ne voient pas assez souvent leurs grands parents pour créer des liens forts. Ils se demandent qui sont ces gens! Et plus grands, ils n’ont pas forcément envie de passer les vacances avec eux.

    1. theworkingmum dit :

      Et on a beau dire que Skype aide… C’est pas assez… Et en même temps faut-il rester à coté des grands-parents pour créer ce lien et ne pas être totalement heureux? Bref, dur dur de trancher!

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