On pollue nos propres enfants! Merci qui?

Il y a certaines lectures qui me hérissent le poil. C’est le cas de l’article paru sur Futura sciences qui met le doigt sur les produits chimiques nocifs pour le cerveau de nos enfants.

Le constat: plus de troubles d’hyperactivité, plus d’autisme, plus de dyslexie…

L’éducation et nos modèles de société ne peuvent pas être les seuls facteurs incriminés aux problèmes de nos enfants. A mon sens, il y a certaines dérives parce qu’on a peur de l’autorité alors on laisse l’enfant faire, peur de « je t’aime pas » alors on couve, on dit « oui ». Ou encore quelques problèmes dus aux écrans (manque de concentration…) Il faut dire avec le rythme de papa travaille et maman aussi, on est moins souvent là alors on veut que ça se passe bien et parfois certains comportements de nos enfants sont en conséquence de cela. J’annonce cela sans pour autant être sociologue mais le terme de « l’enfant roi » vient bien de quelque part, non? Cet enfant qui s’affirme, qui pique des colères… Après tout un enfant qui teste ses limites et c’est normal nous dit-on partout.

Dans cet article, ce sont bien des problèmes plus graves qui empêchent nos enfants de se développer à un rythme optimal: autisme, dyslexie… Et les scientifiques ont directement incriminé les produits chimiques comme :

  • le plomb, présent dans les matériaux de construction, implique des problèmes digestifs et attaque du système nerveux
  • le méthylmercure, présents dans l’air et dans la chair des poissons, par effet de ricochet, on en mange
  • le polychlorobiphényle, multiples usages: fluidifiant, alimentation, adhésifs, peintures (pour préciser: Monsanto est l’entreprise fabriquante – tu sais le Monsanto qui fabrique des OGM et est très controversée)… En France, fabriquer et utiliser des PCB est interdit depuis 1987 mais avec l’importation, est-ce suffisant? Non, on retrouve dans les analyses de sang de fortes doses de PCB (et qui pourraient avoir un lien sur la fertilité…), en 2011 « 4 à 5 fois plus que celui des Américains »
  • l’arsenic, dans sa forme atomique 33, inclus dans les matériaux de construction
  • le toluène, présent dans les désodorisants d’intérieur, annoncés comme cancéreux et allergènes.

« Une exposition à ces produits affectait le développement cérébral du fœtus et de l’enfant. Elle serait également associée à une baisse des performances scolaires et du quotient intellectuel (QI) ainsi qu’à une hausse de la délinquance juvénile. »

Mais ce n’est pas tout il y a aussi:

  • le manganèse, retrouvé dans l’eau potable, diminuerait les aptitudes mathématiques et intensifierait l’hyperactivité
  • du fluorure, affecterait le QI
  • du chlorpyriphos-éthyl,
  • du dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT),
  • du perchloroéthylène (perchlo)
  • du polybromodiphényléther (PBDE).

« Les quatre autres produits chimiques, retrouvés dans les pesticides et les solvants, ont été liés à une augmentation des comportements agressifs et à une baisse de la sociabilité. » Cet argument fera plaisir aux firmes de jeux vidéos sans arrêt attaqué sur les jeux dits trop violents qui engendrerait la violence… Un peu d’humour noir de ma part mais c’est pour mieux digérer ma colère.

Je suis en colère parce qu’il y a certains choix que l’on peut faire en notre âme et conscience mais d’autres sont indépendants de notre volonté et ont pourtant un impact direct sur notre santé. J’essaye de faire les bons choix pour ma fille: allaitement, couches lavables, recours au liniment, aliments frais… Mais tout cela semble bien insuffisant ! Alors on fait comment?

Je suis en colère parce que l’argument de l’argent est encore celui qui prime. Notre santé est notre bien le plus précieux, avec elle tout est possible. Et pourtant on parle encore de « preuves formelles » de « renforcer les contrôles »… Il n’y aura jamais de preuves formelles: notre système est trop complexe « tout est lié ». Par exemple, le cancer est en augmentation: qui pourrait dire pourquoi? Les particules de diesel présents dans l’air? Fumer des cigarettes? Manger des produits remplis de pesticides et autres merdes? Ha oui désolée je ne vais pas être très polie… Et quand applique-t-on vraiment le principe de précaution?

Le principe de précaution est formulé pour la première fois en 1992 dans la Déclaration de Rio : « En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement. »

Nous y sommes. Qui écouter quand des scientifiques peuvent dire l’inverse? N’est-ce pas la brèche parfaite pour continuer à faire du business sur le dos de nos enfants?

Comment certains produits peuvent encore être en vente? Ceux avec l’étiquette « nocif pour l’environnement » qui montrent un poisson mort? Car il ne faut pas être scientifique avec 8 ans d’étude pour savoir que si le poisson est touché, l’homme le sera aussi.

Je lis souvent qu’il faut porter une attention particulière aux enfants car ils sont plus sensibles. Oui, bien sûr mais cela veut dire que nous adultes, on n’a le droit de se polluer pour autant? Nous n’avons pas plus d’informations et de choix réels finalement. Puisque notre fertilité serait en baisse et que notre santé va de pire en pire, ne doit-on pas appliquer ce principe de précaution maintenant?

Quand je lis que pour limiter le polychlorobiphényle (PCB) il faut faire attention au lait et produits laitiers pour nos enfants, je ne peux dire que oui mais comment: sur quelles étiquettes? Car ce n’est jamais écris clairement… A qui cela profite-t-il? Et si demain je trouve les produits parfaits, serais-je en mesure de les acheter? Seront-ils à un prix acceptables? Quelle est la solution si je refuse le lait de vache à tout prix? Comment apporter la dose de calcium à ma fille? Ne va-t-on pas passer pour des extrémistes? Au contraire n’est-ce pas normal et légitime de vouloir le mieux?

Quand je vois la révolution arabe ou Ukrainienne, je me dis qu’on devrait tous s’insurger contre ces entreprises et ce système qui ne sont là qu’à regarder les chiffres pour le « toujours plus » mais moi, je veux du mieux.

L’homme est-il réellement en mesure d’appliquer le principe de précaution: d’avoir cette conscience qui lui permettent d’anticiper et de ne pas penser court terme? L’histoire pour le moment répond non: affaire du sang contaminé, de la vache folle… Mais pour ne pas sombrer, je me dois de me rattacher aux signes car il en existe du faire autrement: ces consommateurs qui favorisent les circuits courts, ces ONG qui éditent des guides des produits sans OGM, les labels bio ou rouge qui indiquent une certaine qualité et modes de production respectueux de l’animal…

Alors prenons le temps… Le temps, c’est de l’argent à ce qu’on dit?

money
Prêt à refuser de l’argent par éthique?! Moué, combien??

Et toi: des solutions à proposer?

Dans le même genre: mon article sur les lingettes nocives

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8 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Jeanne dit :

    Je suis bien d’accord… Quand il s’agit de parler des problèmes, tout le monde se rallie à la cause, mais bien peu acceptent de regarder les causes en face et, surtout, d’agir pour que cela change (même si, comme tu le dis, on se sent malheureusement trop souvent impuissante). Je pense à beaucoup de choses ces temps-ci, avec l’arrivée imminente de notre fils, et j’espère avoir le courage de changer mon mode de vie petit à petit. Ce qui inclut, à défaut de pouvoir effectivement tout choisir, au moins m’informer, diffuser l’information et essayer de voir ce qu’on peut faire.

  2. Ca me rend dingue aussi! En toute connaissance de cause (et parfois de conséquences), ces industriels et l’appât du gain au détriment de la qualité.. C’est pas logique de devoir être un initié pour déchiffrer des étiquettes de produits en vente libre.

  3. mmt dit :

    Effectivement, on est relativement impuissants. Mais je pars du principe que toutes les petites gouttes qu’on mettra dans l’océan, ça sera toujours ça de pris.
    J’achète la plupart de mes légumes viandes et produits laitiers (de brebis et de chèvre aussi) soit aux producteurs locaux (j’ai un système qui me permet d’acheter ce que je veux chez plusieurs producteurs et qui livre au CE de mon travail le vendredi matin) soit en biocoop. J’estime ainsi faire du mieux que je peux (je ne me sens pas l’énergie de faire un potager en plus du reste). Les biocoop ont des chartes, ils ne vendent pas seulement du bio.
    Après, je pense que malheureusement, les labels qu’ils soient bio ou autres ne garantissent rien. Ils sont mis en place mais après, sont-ils vraiment surveillés dans leur application ? J’en doute … Mais bon, on est bien obligés de se fier à quelque chose et de continuer de faire un minimum confiance, sinon on ne vivrait plus.
    Pour la consommation de produits laitiers, je te conseille la lecture de « Soyons moins lait ». http://www.amazon.fr/Soyons-moins-lait-nombreuses-recettes/dp/2914717792

  4. pomdepin dit :

    D’accord avec toi, mais aussi une petite précision, sur les troubles du comportement. On n’y est beaucoup plus sensibilisé aujourd’hui et donc on les détecte plus facilement. En temps que prof, c’est quelque chose auquel je fais attention, j’ai du apprendre à reconnaître ces troubles alors qu’avant on mettait ça sur le compte de la paresse par exemple ( ce qui est complètement idiot). Ça n’explique pas la hausse importante, mais c’est quand même un facteur à prendre en compte.

  5. Cette semaine, j’ai entendu que le bisphénol A était interdit dans les biberons… mais pas dans les autres produits « pour adultes ». Super. C’est vrai qu’on ne prépare à manger à bébé « que » dans des biberons…
    Je suis d’accord avec toi, on ne sait aujourd’hui pas choisir les produits non pollués, que ce soit pour nous comme pour nos enfants…

    1. Sardinaluile dit :

      Le bisphénol A est effectivement interdit; il a été remplacé par du bisphénol B (ou C) dont on ne sait encore rien… Qui parlait de principe de précaution déjà?

  6. Merci pour ce coup de gueule !
    On est pollué-e-s en permanence, et il y a effectivement tout un tas de trucs pour lesquels on ne peut rien faire parce qu’il n’y a pas vraiment d’alternative de produit à acheter ou d’endroit où aller..!
    Que les entreprises aient l’aval des gouvernements pour de sombres raisons économico-politiques – de la corruption quoi- ça me révolte.
    Notre bien le plus précieux, notre santé, est menacé et l’Etat au lieu de nous défendre comme le dicte son rôle, est complice.

    Petite parenthèse : absolument pas nécessaire de donner / consommer des produits laitiers pour le calcium. Au contraire, les produits laitiers contribuent à la déminéralisation osseuse. Le calcium présent dans les végétaux suffit amplement. 🙂
    J’avais d’ailleurs écrit à ce sujet pour les VI : http://peuventilssouffrir.wordpress.com/2013/11/30/le-lait-un-ami-qui-vous-veut-du-mal/

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