Nos enfants, ces remèdes miracles

Parfois quand on a un coup de blues, on se fait la liste des choses qui vont bien. Histoire de se donner du courage. Histoire de vite passer à du positif. Quand j’ai eu par exemple des problèmes à l’adolescence, je me suis raccrochée à mes amies. Quand j’ai raté le code de la route et mon permis (les deux, je n’ai pas fait à moitié, depuis je conduis et je ne suis pas un danger public), je me suis rassurée en me disant que j’assurais grave au lycée, que ce n’était pas une question d’intelligence. Quand je me suis pris des râteaux (oubliés au fin fond de ma mémoire, tu n’en sauras pas plus!!), je me suis dis que d’autres avaient succombé sans effort de ma part et qu’après tout, on ne peut pas plaire à tout le monde, ça faisait une moyenne…

Depuis que j’ai ma fille, j’ai un nouveau remède miracle. Ma petite solution anti-crise personnelle. Je me rends compte que mes coups de blues, que je continue d’avoir car la vie n’est pas un long fleuve tranquille, je me mets à penser à ma fille et l’horizon s’éclaircit… Il ne s’agit pas de voir immédiatement que du ciel bleu (avec de la chaleur svp), mais au moins un coup de vent chasser les plus gros nuages, les plus gris et apercevoir que derrière oui, oui, le soleil est toujours là.

Vite, vite un câlin à Maman!
Vite, vite un câlin à Maman!
Les traits du bonheur, n'est-ce pas?
Les traits du bonheur, n’est-ce pas?
Bébé marche
Bébé marche

J’adore regarder nos enfants (et en priorité ma fille, normal hein, m’en veut pas parent qui me lit), j’adore regarder leur façon de s’émerveiller d’un rien (dernièrement l’escargot qui sort de sa coquille), leur manière d’être sans à priori, leur volonté d’être positif et de sourire si facilement (dommage qu’on ait oublié cela), de faire des choses, leur empathie parfois (ma fille est la spécialiste quand un camarade de crèche pleure pour lui trouver son doudou et la tétine et de lui apporter), cette inquiétude si naturelle quand maman a un bobo et d’en prendre connaissance tous les jours… Oui l’enfance est bénie. Surtout l’âge de ma fille avant l’entrée en maternelle… Cet âge où l’enfant est indépendant dans une certaine limite. On les couve mais pas trop découvrant et admirant tout leur potentiel. Quand je la regarde se lire une histoire ou chanter seule, c’est un sentiment si unique qu’aucune drogue ne pourrait égaler. Quand je joue avec elle (notamment au Gulli parc), ce n’est pas un bout de ciel bleu que je vois: c’est une aurore boréale en plein jour. Des sourires, des éclats de rire, des mains tendues pour que je vienne aussi faire du toboggan qui me font oublier beaucoup de soucis et même si c’est temporaire, que c’est bon!

C’est fou de me dire que je mets un poids énorme sur ses épaules. C’est pas ma faute, cet amour qui m’envahit. Cet amour que je vis à 100% et qui plus tard sera différent, forcément à l’adolescence, on est moins tactile avec ses parents qu’à deux ans… Tiens je vais peut-être émigrer aux US pour palier à ça, eux qui font des hugs tout le temps… Mais j’en suis consciente qu’il ne faut pas étouffer, c’est justement ça l’amour, laisser aller, vivre sa vie (plus tard)… Alors je garde ma fille et ses réussites actuelles et futures comme remède miracle en cas de gros coups de blues… A moi de rajouter sur la liste d’autres choses et de construire ma vie aussi pour moi hein!

A écrire ce texte, je me demande vraiment si je ne vais pas demander un jour un second enfant à super-papa-chéri… C’est si bon cette drogue!

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8 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Je me dis toujours, j’ai trois quatre raisons d’être heureuse, d’avoir le sourire tous les jours: Mes enfants et mon mari. On relativise les problèmes du quotidien! Très beau billet en tout cas!

  2. Très joli. C’est sûr que c’est pour eux qu’on avance même quand ça ne va pas. Je me dit souvent qu’au final, tant que mes filles sont là et qu’elles vont bien, le principal est là.

  3. matinbonheur dit :

    T’imagines avec deux ? 😉

    1. Fabien Blot dit :

      😉 Ca doit faire bizarre de passer de 1 à 2.
      Je sais qu’une petite question au fond de mon esprit est : Est-ce qu’on l’aimera autant ou le bonheur sera t’il aussi fort à la naissance qu’au premier?

  4. Fabien Blot dit :

    Je suis bien d’accord. Nos soucis peuvent paraîtres bien minces à côté du bonheur de nos enfants.
    Article très touchant! Un grand merci, ca fait du bien de lire ce genre de petites choses toutes simples.

  5. elle est tellement belle aussi ta fille ! je comprends trop ce que tu dis, combien de fois ai-je dis au Mari que ma fille c’etait mon rayon de soleil ! celui qui t’eblouit d’un coup apres une journee de pluie … ❤

  6. pomdepin dit :

    C’est adorable et tellement vrai! Alors, le petit deuxième? 🙂

  7. castorsimone dit :

    C’est beau et touchant ce que tu écris (vous vous êtes donné le mot avec La mite Orange pour faire des articles émouvants aujourd’hui ou c’est moi qui suis dans une période extra sensible ?! ^^)
    Ca me donnerait presque envie d’avoir des enfants, mais en fait, cet amour qui envahit, je crois qu’il me fait peur.

    ps: elle est trop choupi ta fille !

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