La préserver

Quand on devient parent, c’est un dû, normal, logique, coule de source qu’on se doit de protéger nos enfants. Je n’ai d’ailleurs jamais compris les dérives liées à la violence ou « pire »… Dans un sens cela voudrait dire qu’il faut les protéger aussi de nous même, des schémas qu’on s’est imposés, des images qu’on s’est contruites, des systèmes dans lesquels on s’est embringués… Pour qu’ils soient eux. Eux-mêmes à 100%.

C’est ce que j’aime encore aujourd’hui en ma fille : sa pureté. Parfois je la cherche, je l’attends, elle est loin ! Comme quand elle prend des mimiques et des expressions que je retrouve chez d’autres,  quand elle dit des gros mots, quand je dois ENCORE poser les limites parce qu’elle embête le chat… Si influençable, si influencée. Déjà! J’ai souvent l’impression d’avoir une petite personne indépendante et construite face à moi avec ses goûts (pas toujours facile à gérer d’ailleurs…), je la découvre de plus en plus en réalité. La réalité de l’inné.

A 4 ans, elle a déjà bien pris de nous, de nos défauts sans doute ou du moins de notre façon de vivre, des camarades à l’école qui jouent déjà au concours des plus belles chaussures, de la publicité aussi « maman je veux ça et ça et ça!! »…

Je comprends plus que jamais ceux qui ont envie de mettre pause ou qui disent que le temps passe trop vite. Je l’ai ressenti dans mon ventre il y a deux jours, ce besoin et cette nécessité de protection. Ma fille a pris un livre et a commencé à faire comme si elle me lisait l’histoire. Moi, ça me fait craquer quand ma fille fait genre qu’elle s’occupe de moi. Elle a baragouiné la première phrase, m’a regardé avec des yeux pétillants… L’amour à mille %… A continué sa lecture et inventant et en éclatant de rire « non c’est pas ça ». En effet, ce n’était pas ça du tout.

Des petits moments comme ça il y en a plein. J’ai ressenti un boule au ventre en me disant que je voulais qu’elle garde le plus longtemps cette insouciance, cette facilité à rire… Finalement j’ai l’impression qu’on apprécie tous l’insouciance des enfant mais dès que ça concerne un adulte on appelle ça de la niaiserie. De ne pas voir le mal, d’être ouvert, souriant, avenant, sans arrière pensée, « gentil mais pas con »…

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J’ai lu pendant mon trajet dans le métro un article dans Direct matin où un sondage des 15-18 ans annonçait qu’il fallait pour 76% d’entre eux être beau pour réussir (étupde IPSOS pour la Fondation Pfizer). Mince, dans quelle société sommes-nous? La perte de valeurs à vitesse grand V.

Je prône l’expérience personnelle pour faire avancer dans la vie. Je me suis construite de la sorte et j’estime qu’on aura beau dire « attention », le danger ne peut pas être systématiquement évité. Je suis tiraillée entre la laisser faire et vivre ou cadrer, fuir… Sommes-nous devenus pour peureux pour voir le danger partout? « A mon époque » ou « De mon temps » reviennent de plus en plus dans les conversations, cela veut-il dire que ça y est je suis passée de l’autre côté? Du côté des adultes responsables qui ont perdu cette insouciance? J’entends encore la petite fille que je suis parler, assez souvent d’ailleurs, qui aimerait croire à l’intelligence collective, à l’amour du prochain (ou du moins respect) et qui apprécie tant jouer au Playmobil avec sa fille… Ces moments où on oublie les impératifs.

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