Se détacher de ses parents pollueurs

C’est le cas de plusieurs amies qui m’inspire cet article. Malheureusement.

Quand tu deviens parent, tu aimes ton enfant quoi qu’il soit. Tu reconnais ses défaut mais tu as un amour viscéral. Il suffit qu’il soit en difficulté, qu’il soit mal ou attaqué pour que tu passes des nuits blanches, te questionnent sur comment tu peux l’aider et l’angoisse qui te prend aux trippes… Enfin, disons que c’est ma vision de la parentalité. Faire un enfant c’est découvrir l’amour viscéral. Du moins, je le pensais… L’inverse est aussi vrai : quoi que fasse le parent, à priori, un enfant aime son parent.

Quels sentiments avoir envers ses parents?

Il y a une relation de chair et de sang, d’avoir ce cocon familial au quotidien et une histoire commune qui nous impactent énormément. Les enfants se construisent de tout cela, inconsciemment en grande majorité. Les parents sont, un temps, les seuls référents et forcément importants pour l’enfant.

Sur le moment, je n’ai pas compris, et c’est normal en tant qu’enfant, que les sports d’hiver étaient par exemple faits surtout pour nous, pour nous gâter, pour nous faire vivre des expériences, pour nous donner cette chance que nos parents n’avaient pas eue. Sur le moment, je n’ai pas dis merci et aujourd’hui je ne demande pas à ma fille de me dire merci quand je décide de l’amener à droite et à gauche. Cela me fait plaisir de lui faire plaisir. Devenir parent, c’est vouloir aussi bien voire mieux, notre bonheur passe par le leur…

Est-ce parce que les parents satisfassent nos besoins qu’on les aime? Dans ce cas, ne serait-ce qu’une reconnaissance que l’on devrait éprouver? A-t-on besoin du sentiment d’attachement pour survivre? N’est-ce pas ce qu’on observe dans le monde animal quand des espèces différentes se sauvent et deviennent inséparables? Preuve qu’on peut choisir qui aimer en fonction de ses actes. Facile ou pas si facile même en tant qu’adulte ! Un enfant doit-il attendre jusqu’à 18 ans pour se désintoxiquer de ses parents?

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Quand ma fille me dit « je t’aime »…

« L’amour est un sentiment qui se doit d’être réciproque sinon on souffre. » Est-ce bien ce qui se dit et ce qui se vit à nos premiers amours? Mais l’amour ne se commande pas.

Quand ma fille me dit qu’elle m’aime, je me dis que je suis dans le bon chemin : qu’on ose se parler (oui, on peut être pudique, je me force à lui dire, dans ma famille ce n’est pas dit), que si elle le dit sans que je lui demande est qu’elle ressent ce que c’est, elle qui n’est ni très bisous ni très câlins qui aura sans doute elle aussi plus de pudeur et ne le dira plus!

Les parents font-ils leur maximum?

Quand je suis devenue maman, j’ai beaucoup réfléchi à ma propre éducation. Ce fut presque une thérapie. Je me suis dis que mes parents avaient fait le meilleur possible avec leur propre expérience, passé familial et vécu souvent pas rose.

Je pensais cela pendant longtemps. Pour tous les parents et adultes aigris : les pauvres eux mêmes ont si souffert… Tendance guimauve. Mais voilà, il y a de vrais mauvais parents : ceux qui ne te donnent pas d’amour. On peut dire qu’eux non plus n’en ont pas eu. Et après? Tout n’est pas pardonnable pour autant. Trop facile. Les parents qui battent leurs enfants, les incestes, les pervers narcissiques qui engendrent des vrais handicaps relationnels affectifs pour leurs enfants sont bien réels. Oui, il y a bien des parents toxiques. Il y a ceux qui ont conscience de leurs actes et ceux qui ont des pathologies qui devraient se faire soigner…

Pourquoi n’aurait on pas le droit de regarder avec honneteté qu’ils sont de mauvais parents? Nocif pour soi même? Qu’ils n’apportent rien de bien? Sous prétexte que ce sont ceux qui ont mis au monde? Dans ce cas, l’humanité n’aurait pas avancé !

Regarder ses propres parents avec un oeil inconnu peut nous aider à nous rendre compte de ce qu’ils sont et faire tomber le mythe des parents… C’est ça le plus dur je crois ce que la société ne nous apprend pas à faire. Un sujet tabou. C’est pour ça qu’on devrait réapprendre les droits de l’Homme et le droit des enfants. C’est ça être des citoyens. Savoir ses droits et les crier, même si on est enfant et si on le reste en grandissant.

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Parce que parent, c’est aussi une découverte de tous les jours, il n’y a pas de diplôme avant de mettre au monde, de formation, de garantie de bien faire. Nous avons le droit aux erreurs, nous avons le droit de punir les enfants « pour leur bien » ou de ne pas céder à tous les caprices. Cela s’appelle donner un cadre, éduquer. Il y a un fossé avec le parent manipulateur, violent… C’est ce que nous avons dans le coeur qui conduit nos actes : vouloir que notre enfant soit heureux, vole de ses propres ailes…

Donner naissance ne suffit pas pour être parents, de bons parents et mériter l’amour des enfants. L’amour des enfants est lui aussi inconditionnel. Entier et pur. Je me dis que ça se mérite après tout ! Rien n’est jamais acquis !

On peut s’en sortir, faire sa vie, mais face à ses parents on redevient vite enfant, submergés par ses émotions, enfermés par cet inconscient…

Je me disais que mon histoire familiale était compliquée, finalement par rapport à d’autres familles, oui, nous avons eu et avons des épreuves mais nous sommes sains d’esprit avec beaucoup d’amour et ça c’est le principal. De l’amour fondé sur noter vécu et la volonté de voir les autres heureux. La meilleure preuve d’amour qui soit.

Désolée de cet article décousu, un sujet compliqué et en plus je ne suis pas psy ^^
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